Arrêt sur image : la tendance slow working

slow working

On connaissait déjà la semaine de 4 jours, le droit à la déconnexion, le zéro papier, le zéro mail, les vacances illimitées et l’entreprise libérée… Aujourd’hui, c’est de slow working dont il est question. Une tendance qui aboutit, disent ses adeptes, dont les coachs RH, au bonheur au travail. On en parle ?

 

Slow working : on travaille plus lentement, c’est ça ?

Pas du tout ! L’expression n’est pas à interpréter à la lettre. On ne déplace pas ses mains sur le clavier en analysant toutes les touches au préalable. On ne lève pas le stylo au ralenti, on ne se déplace pas d’un bureau à l’autre à petits pas. Le slow working, c’est tout … sauf ralentir !

En réalité, il s’agit d’un est un concept qui nous invite à changer notre rapport au travail pour nous rendre plus performants et surtout… pour rendre le travail plus agréable.

Crise sanitaire, burn-out, stress… l’épidémie de l’épuisement professionnel est bel et bien réelle. À tel point que les concepts visant à nous rendre plus heureux au travail connaissent un succès sans précédent, à l’image de la semaine de 4 jours évoquée par la ministre néo-zélandaise en 2020 pour relancer l’économie du pays.

Travailler moins, mais mieux : c’est ainsi que Diane Ballonad Rolland, auteure du premier ouvrage sur le slow working, définit ce concept. Cette coach spécialisée en gestion du temps et équilibre de vie professionnelle et personnelle apprend, à ses clients et lecteurs, à concilier sérénité et efficacité au travail. Le slow working, c’est donc le dosage d’efforts, l’octroi de pauses et surtout… un rythme de travail qui nous correspond mieux.

 

Comment pratiquer le slow working ?

La pratique du slow working passe essentiellement par la gestion du temps de travail. Faire les choses simplement pour être efficace. Tout réside dans l’art de bien maîtriser et savoir utiliser son temps. Pour ce faire, pas besoin d’outils numériques très sophistiqués : un simple bloc-notes et un stylo suffisent. On définit des priorités parmi la longue to-do list, puis on les découpe en tâches réalisables durant la semaine.

Le slow working passe également par une planification du temps… qui, elle aussi, prend du temps. Prendre, ne serait-ce que trente minutes ou une heure par semaine pour décider des tâches à accomplir avant de commencer à travailler, est un véritable gain de temps en soi. Une routine facile à mettre en œuvre, qui permet ensuite d’accepter ou de refuser des charges de travail supplémentaires.

Le slow working exclut l’immédiateté, ce déclencheur de stress inutile qui va de pair avec la société dans laquelle nous vivons. En effet, en travaillant uniquement dans le moment présent, nous sommes parfaitement… inefficaces. À force de combattre le feu jour après jour, heure par heure, nous nous écartons de l’essentiel. Autant d’éléments dont il faut se séparer en pratiquant le slow working : notifications incessantes, appels téléphoniques, réunions surprises, etc.

 

Notre relation au temps peut devenir toxique. Le slow working, c’est l’art de se recentrer sur ce qui est important et d’être bienveillant avec soi-même. Le jeu en vaut la chandelle puisque cette philosophie de vie aboutit à un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Prêt.e à essayer ?

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